Le désert fleurit grâce à la Marche pour l’Eau du KKL-FNJ de France

Près de quatre-vingts adeptes intrépides de la randonnée sont arrivés en Israël. Venus de France, de Suisse et de Belgique, ils entreprendront la 22ième Marche pour l’Eau organisée par le KKL-FNJ de France. Ils parcourront les régions de la Arava et du Néguev qui fleurissent ces jours-ci après les dernières pluies. Nous avons rencontré les participants le 27 mars à mi-chemin de leur périple de huit jours.
 

 
« Depuis des années, j’entendais parler de cette Marche pour l’Eau. J’ai toujours voulu y prendre part et finalement, j’ai sauté le pas. » dit Michel Haziza originaire de Paris. « C’est un circuit extraordinaire qui permet d’observer d’autres aspects d’Israël que les touristes n’ont pas l’habitude de voir. » dit-il.
 
Chaque année, au printemps, des dizaines d’amoureux d’Israël venant de toute la France arrivent pour cette semaine d’excursions, la Marche pour l’Eau. Ils découvrent alors la beauté du pays, ses paysages et son patrimoine. Cette année, la Marche pour l’Eau passera par les régions de la Arava et du Néguev.
 
La cérémonie d’ouverture a eu lieu au parc Sapir dans la Arava. L’émissaire du KKL-FNJ pour la France Fino Edery a accueilli les participants en leur disant : « A l’occasion de la Marche sur l’Eau, nous apprenons à connaître des nouvelles régions d’Israël. Cette année, nous nous inspirons du désert et de ce qu’il représente. En marchant, nous découvrons cette histoire juive qui nous unit : nous marchons et suivons la marche de l’histoire.
 
Cette année la délégation dénombre quatre-vingts participants venant de toute la France mais aussi de la Suisse et de la Belgique. Même si beaucoup d’entre eux ont pris part à d’autres marches, environ trente personnes font cette magnifique expérience pour la première fois.
 
« C’est très important pour moi de soutenir le KKL-FNJ et Israël » explique Dominique Beyreuther-Minkov. « Israël est un petit et courageux pays qui mérite notre soutien indéfectible. A la fin de la marche, vos pieds risquent de vous faire souffrir mais votre âme sera exaltée. »
 
« Quand vous marchez dans le désert, vous comprenez combien l’eau est vitale » dit Gerard Doukhan tandis qu’il se dirige vers le passage du Scorpion (Maaleh Akrabim) à l’Est du Néguev. « J’aime Israël et je suis heureux de pouvoir être ici. »
 
Les dernières pluies ont fait revivre le désert. Il s’est couvert de vert et de fleurs colorées, attractions des papillons. Les guides ne se souviennent pas avoir vu les piscines naturelles de Maaleh Yamim et de Ein Yorqeam aussi pleines depuis de nombreuses années. Les têtards filant dans l’eau et les grenouilles croassant semblent déjà faire partie du paysage. Certains de nos marcheurs ont trempé leurs pieds et les plus téméraires ont piqué une tête.
 
Tout en jouissant des magnifiques paysages désertiques, les participants à la Marche peuvent aussi apprendre la fascinante histoire d’Israël. A Metzad Tzapir, par exemple, ils ont appris comment la forteresse fut construite au IIIe siècle afin de garder l’ancienne route menant des mines de cuivre de la Arava à la mer Méditerranée.
 
« Nous marchons dans les pas des Israélites, nos ancêtres » a précisé Shlomo ben Haïm, le Directeur du Tourisme et des Missions du KKL-FNK. « Et sur le chemin, nous découvrons des paysages extraordinaires. »
 
Deux sœurs, Sarah Karp et Deborah Nouchi ont laissé leurs maris avec leurs enfants à Paris et se sont jointes à leur mère pour cette Marche de l’Eau. « Notre mère qui y avait participé l’année dernière ne cessait de dire combien c’était magnifique. Convaincues, nous avons décidé aussi de la faire cette année » dit Sarah. « Nous sommes venues entre femmes - le pouvoir aux femmes ! Sa sœur Deborah a ajouté : « Nous découvrons l’Etat d’Israël comme jamais. »
 
La participante suisse Corine Stup entreprenait sa huitième Marche de l’Eau. « Je continue à venir année après année car j’en ressens beaucoup de plaisir. Le temps est magnifique et les paysages diffèrent tant de ceux que nous voyons en Europe. Marcher est pour moi un véritable passe-temps et j’aime tant Israël. Aussi, pour moi, c’est une excellente formule. » conclut-elle